Comment cibler son adversaire au poker ?

Au poker, c’est le joueur qui arrive à composer la meilleure composition qui gagne les jetons des autres joueurs. Pour ce faire, toutes les techniques sont bonnes, comme ici, de cibler son adversaire. Arriver à gagner les mises des autres joueurs n’est pas aussi difficile si vous utilisez la bonne technique. En fait, le poker n’a jamais été tout à fait un jeu de hasard. Les meilleurs joueurs de poker font des calculs et opèrent avec ruse.

Cibler son adversaire

Vous avez décidé de gagner le gros lot. Pour être sûr d’y arriver, mettez toutes les chances de votre coté. Soyez sûr de vous être bien entraîné auparavant. Si vous êtes un nouveau joueur, passez d’abord sur des sites de jeu virtuels où vous apprendrez à maîtriser toutes les techniques du poker. Sinon, jouez d’abord sur une table de jeu où les adversaires se valent. Ne tentez pas de prendre de gros risques avant d’être tout à fait sûr de votre niveau de jeu.

Avant de commencer la partie, voyez d’abord quel genre de joueurs vous avez autour de vous. Reconnaissez les bons joueurs et les moyens. Les meilleurs joueurs se font reconnaître rapidement par leur assurance. Mais attention, comme le poker est un jeu où le bluff règne, ne vous laissez pas avoir par cette attitude confiante des joueurs en face de vous. Ne vous hasardez pas à vous attaquer à des joueurs chevronnés si vous manquez d’expérience ou si vous n’avez pas assez de jetons. Ce serait de la folie. En effet, cibler un adversaire est une tactique risquée mais qui rapporte.

Souvenez-vous que dans la partie high, c’est la main la plus forte qui gagne tandis que dans la variante low, c’est la main la plus basse. Dans la variante high-low, c’est la main la plus forte et la main la plus faible qui sont considérées. Au départ, les joueurs participent à la mise forcée. Les tours d’enchères se succèdent et vous avez enfin trouvé le joueur que vous allez cibler. Cette phase est la phase de réceptivité dans laquelle, vos critères de choix vous permettront de trouver le bon joueur à écarter. Elle dénote votre niveau de perception de ce qui se passe sur la table de jeu. Il faut une observation d’au moins un quart d’heure avant de connaître les joueurs. Observez pendant ce temps avant de vous lancer dans une quelconque traque. Ensuite, planifiez votre attaque. Aucune technique n’est réellement efficace si elle n’est pas parfaitement planifiée.

Quelques exemples

Prenons l’exemple d’un joueur qui mise sur un mauvais As. Vous, vous savez quoi en faire. Si vous avez bien regardé votre concurrent, vous ne devriez pas être étonné qu'il place une mise. Vous êtes également en connaissance des choses aussi décisives que la valeur de son tapis, la profondeur du vôtre, sa résolution à rester accroché à son as mal placé, la crainte qu'il ressent envers vous ou l’impression que vous lui faites. C’est en fonction de toutes ces choses que vous allez mettre votre plan en route. Allez-vous payer sur le champ ou bien attendrez-vous le tournant pour relancer? N’allez-vous faire qu’une petite relance tout en espérant que votre adversaire fasse une surrelance? Bousculer votre tapis et l'exhorter à faire pareillement? Les étapes de votre plan découleront de situations particulières. Soyez seulement sûr de ne pas vous laissez avoir par la peur. A cause de la peur, certains joueurs, pressentant qu’ils ont la meilleure combinaison seront incités à relancer pour faire sortir les autres joueurs de la leur. Parfois, pour que vous réussissiez à gagner tous les jetons, il vous faut créer de toutes pièces des situations de confrontation de telle sorte que votre adversaire fasse une erreur. Et là, vous en profiterez pour prendre le paquet.

Autre exemple : un joueur parle en premier, c'est-à-dire qu’il est under the gun. Vous savez parfaitement que c’est un excellent joueur et vous n’avez aucune envie de vous mesurer à lui. A son tour, il check. Vous choisissez une autre cible, un joueur moins fort que vous. Avec la recrudescence des nouveaux joueurs, vous en trouverez facilement un qui soit un parfait pigeon. Vous en faites inconditionnellement votre cible. C’est à son tour de miser, puis au vôtre de parler. Vous allez donc surrelancer afin que le joueur expert qui a parlé en premier soit écarté. Il sera donc éjecté du jeu. Si ce joueur avait fait un check dans le but de cacher une bonne combinaison de cartes, il se couchera sûrement. Ensuite, vous allez pouvoir vous mesurer avec le joueur que vous avez pris pour cible. C’est le genre d’attaque au flop qui est rarement défaillant.

Un autre exemple : un joueur relance au préflop et tous les autres passent. Lorsque vous êtes au bouton avec As Coeur J Cœur, vous décidez de surrelancer. De cette façon, vous finissez le jeu à deux et écartez les deux autres joueurs du même coup. Le joueur précédent est devenu votre cible.

Prenons enfin l’exemple de l’attaque préflop. Cette dernière consiste à écarter le Big Blind, c'est-à-dire un des joueurs placés à gauche du croupier et qui ont placé des mises forcées appelées blinds. Le big blind, en opposition au small blind, possède le droit de relancer mais aussi de parler en dernier lors d'un tour d'enchères. Supposons que vous êtes le blindeur. Après que vous ayez misé, personne n'a ni suivi ni relancé. Vous allez donc pouvoir faire une relance au triple, et par la même occasion écarter le Big Blind du coup. C’est une technique infaillible pour rapporter la totalité des jetons de son adversaire avec peu de risques.


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