Les tactiques de jeu au Poker

Quelle que soit la variante jouée, la chance de gagner repose surtout sur une bonne compréhension des règles du jeu, sur la faculté à découvrir la stratégie des adversaires ainsi que sur la capacité du joueur à se maîtriser pour mieux bluffer. Pour les débutants, voici quelques tactiques et techniques usuelles et fréquentes au jeu de poker, et pour les avancés, ils retrouveront le plaisir de redécouvrir ces astuces classiques pratiquées au jeu.

Le slow play :

Ce style de jeu est usité par les joueurs qui ont une composition de cartes assez poignante, du genre : quint flush. En fait, on fait croire à l’adversaire que vous n’avez qu’une position normale et donc on le laisse alimenter le pot autant qu’il le pourra. Laisser l’adversaire autant que possible penser que vous n’avez pas d’atouts en mains, c’est la meilleure façon de le mener d’une manière douce au rythme de votre jeu de poker. Veillez toujours à ce qu’il ne remarque jamais vos tactiques et d’empêcher ainsi qu’il ne se couche. Le but ultime de vos démarches doit tendre à une alimentation continue du pot. C’est donc une technique assez efficace dans la mesure où l’adversaire débute dans le jeu de poker. La contre-attaque est bien entendu un contre-bluff qui s’exprime par le jeu du semi-bluff.

Cependant, s’il découvre que vous jouez à ce style, il est fort probable qu’il arrête les frais tout de suite à son tour.

Check raise :

C’est normalement une tactique qui incite un joueur à accoucher d’une mise surtout lorsque rien n’a encore été fait jusque-là. Il s’agit alors pour vous de relancer l’enchère dans un même tour afin de convoiter toujours l’enchérissement de l’autre joueur. Le but est toujours de provoquer, comme le slow play, un bluff de carte faible de votre part. Le check raise est alors à cet effet conseillé au joueur qui détient des cartes assez fortes. Autant dire que c’est une variante du slow play mais en plus raffinée.

Le semi-bluff :

Quant à ce genre de technique, comme son nom l’indique, répond à une moitié de bluff et à une moitié de main forte. Le truc consiste à prendre en main le tirage de cartes comme si vous n’aviez pas les bonnes et de miser sur le tirage également. En fait, vous avez en réalité déjà de fortes cartes mais vous choisissez de bluffer à demi en tirant une autre, de façon à ce que l’adversaire croie que vous jouez uniquement sur le tirage. Là encore, la forte main doit être considérée puisque l’autre joueur vous incitera donc toujours à surenchérir alors même que vous ne bluffez pas du tout.

La continuation bet :

Lorsque la relance ne vous est pas favorable, misez sur le flop c’est-à-dire, les trois premières cartes distribuées et que l’on voit (surtout en Holdem et à l’Omaha). Ceci aura pour effet de déstabiliser l’autre joueur quant au jugement de votre bluff. Il pensera que vous avez alors une très forte main et à moins de découvrir votre façon de jouer, il décidera normalement de se coucher. Dans le cas contraire, mieux vaut vous coucher à votre tour puisque soit il a découvert le pot au rose, soit il a une forte main.

Le flat call bluff :

Vous pourrez suivre la vague dans ce cas. Mais il faut l’avouer, cette tactique est la chasse gardée des plus fins joueurs de poker. Il faut notamment dire que vous devrez avoir un esprit très combatif puisque vous ne ferez que suivre l’enchère annoncée par le joueur précédent (ou l’autre joueur). Tout repose sur la technique de la discrétion. Vous pouvez n’avoir que de faibles chances de cartes, mais le fait que vous suiviez les enchères ne laissera pas présager que vous ayez entre vos mains de si mauvaises cartes. Eventuellement, vous pourrez attendre que tous les autres joueurs se couchent pour adopter une autre tactique. C’est pour cela que le talent de bluffeur du joueur est très sollicité puisqu’en fait c’est l’expression du bluff à l’état pur. Si vous vous sentez être au top de vos performances, essayez cette astuce foudroyante. Mais si vous ne disposez pas encore des rudiments de l’art, adopter une autre tactique du genre : je me couche.

La position :

C’est l’outil idéal du fin stratège et du fin joueur. Le but ultime d’une prise de position est de vous permettre de tirer au mieux de vos avantages sur les informations que vous aurez pu avoir jusque-là. Il s’agit alors de faire le poids entre le pour et le contre de la valeur de la main de l’adversaire. En fait, la position en poker signifie avoir le dernier mot. Ce qui signifie que si l’adversaire fait check vous pourrez également en faire de même de façon à ce que vous ayez toujours l’avantage de rester en dernière position. Il ne faut donc pas checker avant lui. L’autre avantage de la position aussi est d’avoir un aperçu du pot et d’en juger s’il faut l’augmenter ou plutôt le laisser à son volume actuel. Quoi qu’il en soit, vous choisirez toujours de rester en dernière position de parole.


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